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Jean Monod

Publié le 18/02/2017 à 11:39 par mondeindien Tags : vie monde homme mort nature air sur pensées sorcellerie
Jean Monod

 

 

 

 

 

 

Dans cette scène , l ' indien représente l ' humanité quasi détruite , le blanc les envahisseurs débarqués d ' une non-planète .

 

Le ciel est mort . Est-il trop tard pour vivre en hommes sur cette planète si peu habitée ? Les destructions organisées par l ' occupant ont-elles occupé toutes les passes ? La mécanisation de l  ' homme a-t-elle atteint un point de non-retour ? La mise en esclavage des organes était-elle le mot de la fin ?

 

L ' assurance avec laquelle nous , héritiers obligés de la tradition occidentale , occupons aujourd ' hui le monde , il suffit d ' un regard autre qui nous mette face à l ' esprit de notre désir pour qu ' elle chancelle et nous découvre , sous les charniers des cinq continents , la complicité des politiciens castrateurs qui nous triturent . Ou , numéro , serrer les rangs , ou déléguer à ses os , la valeur d ' une rentrée en nature . Vivre en tant que créature suppose ce dilemne su . Ci-git le désir , la mort à côté de lui . Savoir qui nous sommes , quel est cet oeuf lumineux ; et quel est ce monde , notre trouvaille ... ?

 

Une guerre nous sépare de cet accomplissement , qui n ' est pas celle qu ' on voit conduite au nom de la Révolution . Cette idée-là nous veut trop ressemblants . Le masque nous mange dedans . Des siècles , voire des millénaires , nous séparent de l ' air que notre nez respire .

 

Où qu ' il soit aujourd ' hui , nul doute que l ' être n ' ait commencé à se désintégrer . Le magnétisme sociologique n ' a plus d ' effet sur lui ; cette grimace contrainte : tous semblables ... La sorcellerie tranche vif la séduction : sois séparé . La différence est naturelle , dit-elle , épouse-toi . Existe selon ta vraie distance : d ' autres alliés te feront signe . La terre a plus de secrets pour ceux qui l ' entendent que n ' en pourra jamais comptabiliser la science en deuil d ' organes . Les alliés qui se tiennent dans l ' entremonde attendent ceux qu ' elle a choisis . Pour accéder à l ' autre , pour que quoi que ce soit d ' autre que toi compte pour toi il faut que tu te sois accepté . Et donc il faut mourir à ce que tu étais , au temps que tes pensées fabriquent , au temps qui te refait - mais mourir sur le chemin rituel d ' une renaissance autre , dans un autre monde ,ici-bas . 

 

L ' important n ' est pas de comprendre que la " vraie vie est ailleurs " mais de la vivre , poétique active où l ' ici se réveille ailleurs , où le monde-partenaire apparaît .

 

Si le lecteur reste surpris , qu ' il se représente le vieux sorcier en équilibre sur sa tête chaque fois que le savant ouvre , le temps de mourir , son stylo  .

 

Jean Monod -